Ceux qui ne baisseront pas les prix
auront quelques soucis à se faire
Avec la crise, les restaurateurs doivent se creuser la tête et prendre des risques
afin de continuer à faire vivre leurs établissements.
Sachez quand même que lorsque nous sommes passés à l'Euro, en 2002, la restauration a été un des domaines où les prix ont le plus augmentés. Dans la restauration de moyenne gamme en particulier les
prix ont flambé.
Emmanuel Rubin, critique gastronomique au Journal Le Figaro citait des augmentations de prix dans le magazine Femme Actuelle qui en disent long sur les pratiques de l'époque. Par exemple:"la
moindre salade du déjeuner est passée de 25 francs (3,80€) à 62 francs (9€) sans pour autant que la qualité en soit modifiée. Je pense qu'avec la crise, on va tendre doucement vers un rapport
qualité-prix plus juste".
Alors si le patron de votre restaurant habituel venait à se plaindre des prix qui n'ont pas augmenté depuis trois ans, vous savez quoi lui répondre.
Depuis cette crise, chacun y va de sa recette; d'aucuns proposent certains jours un menu ou un plat du jour à un prix très bas certains disent low-cost, par exemple "Le Coq d'Or" à Cognac en
Charente ou le lundi, il est proposé un menu "low-cost" à 3,50€ mais toujours des plats simples ne demandant pas trop de manipulations coûteuses ce peut-être: des spaghettis à la carbonara ou à la
Bolognaise, un hâchis Parmentier... et, en dessert, une mousse chocolat, une compote de pommes ou de pêches...
D'autres reprennent la bonne idée d'un restaurant anglais, le londonien "Little Bay" et laissent certains jours, le client fixer le montant de son addition et ça marche, semble-t'il; dans
l'ensemble les clients jouent le jeu sans décider de notes trop basses.
Même les restaurants tenus par des chefs étoilés se mettent à cette dernière formule à Paris comme dans les Provinces.
Il semble bien que les responsables des chaînes hôtelières et de restauration aient décidé de ne pas baisser leurs prix; Quelle en est
la raison? Ce serait pour éviter de réaugmenter les prix lorsque la crise sera passée, mais aussi afin d'éviter que leur soit reproché de n'avoir pas baissé les prix au paravant et de fait d'avoir
"exagéré" au niveau des marges bénéficiaires par le passé.
Est-ce à dire qu'ils ne répercuteront pas la baisse de la T.V.A. sur le
prix des repas? C' est une question qui sans doute trouvera réponse dans les mois à venir.
Avec la baisse de la T.V.A. au 1er juillet 2009 qui va passer de 19,60% à 5,50% sauf sur les alcools, il sera intéressant de vérifier si les 11% annoncés par les représentants des restaurateurs
seront respectés tout en sachant que ceux-ci se sont engagés auprès de l'Etat (c'est à dire un peu nous quand même) en signant un accord qui pourrait-être revu dans la mesure ou les-dits
engagements ne seraient pas tenus par ces professionnels.
Des restaurateurs qui devront également créer 20 000 emplois d'apprentis et maintenir ceux des salariés actuels.
On veut rêver un peu en espérant que le contrat signé sera respecté dans son intégralité.
"Phil serait-il septique...?"
Images jpg Flickr
Voir notre article sur la baisse de la T.V.A. dans la restauration:

La TVA sur la restauration abaissée à 5,5 % Ce sera donnant-donnant, baisse de la T.V.A. contre emplois créés et baisse des prix des repas. Personne ne sera surpris; par les temps qui courent ces
cadeaux ont toujours une contrepartie et dans le cas présent c'est "l'emploi" et "la baisse des prix" qui sont à l'ordre du jour. A la profession de [...]

L'Europe trainait les pieds mais en raison du veto des allemands. Logiquement, la TVA à taux réduit sur la restauration devrait voir le jour rapidement puisqu'en effet, les allemands qui avaient
émis réserves et veto viennent d'indiquer qu'ils étaient d'accord (la crise chez eux a eu raison de leur opposition à cette
et sur site partenaire "Blog Ouvert":
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